Patron de gauche

Essai pour une économie de gauche

Le coût du travail est constitué de toutes les dépenses induites par l’utilisation du facteur travail dans l’entreprise. Il comprend le salaire brut (avec les primes, les congés payés et les cotisations sociales à  la charge des salariés) et les cotisations sociales patronales  (source : BRISES).

Il ne faut pas confondre coût salarial et salaire brut ou net :

Coût salarial = salaire brut + cotisations sociales patronales.
Salaire brut = salaire net + cotisations sociales salariales

coût salarial dans différents pays européenContrairement à ce que l’on croit, ou ce que prétend le MEDEF et Jean-François COPÉ, le coût salarial en France est inférieur à celui en Allemagne de 15 à 20%, soit 33,16 euros d’après une étude d’Eurostat. Néanmoins, en Allemagne, ce coût cache des disparités importantes entre l’Ouest et l’Est du pays.

••• Le problème n’est pas le coût salarial, quand nombre de salariés n’arrivent pas à joindre les deux bouts dans les entreprises, mais la compétitivité de nos activités ou la capacité à dégager des marges suffisantes. Nos entreprises sont au bord de l’asphyxie, car le coût salarial augmente naturellement sans que le chiffre d’affaires n’augmente dans les mêmes proportions. La crise financière et économique n’arrange rien, avec ses dommages collatéraux que sont la concurrence et le dumping social. Ceci se traduit par le nombre de défaillance d’entreprises toujours élevé en Juillet 2011 (60 076) selon la Banque de France. Et ces défaillances touchent aujourd’hui maintenant prioritairement les TPE, majoritaire dans le paysage des entreprises en France.

••• Nous luttons en permanence pour assoir la rentabilité de nos TPEs, en essayant à la fois de garder nos emplois et de dégager des marges suffisantes pour nous développer, c’est à dire payer mieux nos salariés, investir dans la formation, et dans des équipements plus performants. La vérité, c’est que nous n’avons plus de marges de manœuvre. C’est pourquoi, je milite pour une réduction modulée, temporaire des charges sociales pour aider les petites entreprises à passer les caps difficiles.

Ne vaut-il pas mieux conserver l’activité d’une entreprise, en récoltant moins de cotisations au niveau de l’état, plutôt que de voir l’entreprise déposer le bilan et laisser des salariés au chômage ? Le coût sociétal et financier est beaucoup plus important dans ce dernier cas.

Mes propositions :

  • Créer un dispositif de suivi mensuel (tableaux de bord) de la masse salariale, pour en déduire le montant des cotisations à verser le mois suivant ou le trimestre suivant. Inversement, les mois fastes ces cotisations pourraient plus importantes.
  • Mettre en place un dispositif de contrôle pour que les sommes dégagées ne tombent pas dans les poches de dirigeants mal avisés.
Categories: Charges sociales

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