Patron de gauche

Essai pour une économie de gauche

La relation entre les « patrons » et l’Administration n’est pas toujours évidente du fait de la méconnaissance des métiers de chacun.

••• Dans le regard du dirigeant d’entreprise, l’Administration est perçue comme une énorme machine non réactive qui l’empêche de diriger en rond. Dans les conversations courantes, combien de fois, n’ai-je pas entendu des patrons d’entreprises maudirent l’Administration, sa lourdeur, ses rouages, ses freins, son inefficacité. Alors qu’eux, ils sont réactifs, entreprenants, dynamiques et en plus ils font tourner l’économie; oui madame ! Je vous rassure ou je vous désole, c’est selon, je fais partie de temps en temps de cette catégorie de chefs d’entreprise français et râleurs (quelques fois ils n’ont pas tort). Même tous ces reproches s’avèrent malheureusement vrais, il n’en reste pas moins que, sans l’Administration, nos entreprises, faute de services publics (mis à mal chaque jour), d’envoi et réception du courrier, de voirie pour nous déplacer correctement, de justice pour régler nos contentieux et litiges, d’enregistrement et de redistribution des cotisations sociales, d’attribution de subventions, etc … ne fonctionneraient pas bien. Tout n’est pas parfait, comme je vais l’écrire, mais nous intervenons dans un état de droit, ce qui rend les choses un peu plus faciles. Imaginez que nous n’ayons pas de routes entretenues pour acheminer nos produits, imaginez qu’il faille verser un bakchich à chaque petit détenteur d’un petit pouvoir dans une collectivité ou un ministère … Ceux qui exportent ou voyagent un peu, savent  que c’est possible. Sans compter, que l’état et les collectivités sont eux-mêmes les acheteurs de nos produits et prestations. Le montant de la commande publique s’élèvent de 120 à 150 milliards d’euros soit 10% du PIB (source 2009 : Portail des marchés publics pour les PME).

à suivre …

 

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